Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 15:06
Ce voyage a été pour moi, bénéfique en tout point. Je suis très heureuse d’avoir pu y participer et, je remercie toutes les personnes grâce auxquelles je suis partie.
Cette mission m’a beaucoup apporté autant au niveau culturel sur le pays que sur les différentes techniques sur le chantier. Les premiers jours n’ont pas été faciles. Il a fallu s’adapter à la chaleur, au rythme de vie, au fait qu’il y avait une grosse barrière de la langue. Mais parfois les mots ne sont pas nécessaires.
J’ai acquis un peu plus de confiance en moi et surtout, ça m’a montré que je pouvais arriver à bout d’un projet. C’était un de mes questionnements au départ, « vais-je y arriver ? ».
L’équipe était soudée et les moments difficiles n’ont pas été nombreux.
Mon projet personnel par la suite est encore un peu flou, mais je pense intégrer une préqualification aux métiers de l’humanitaire de la PIHC, puis intégrer l’institut Bioforce (Lyon).
Elsa


Je pense avoir eu beaucoup de chance de participer à une telle mission. Ces deux mois au Sri Lanka m’ont apporté énormément de choses autant sur le plan culturel que personnel. Ça m’a d’abord permis de prouver à moi-même et à mon entourage que j’étais capable de le faire.
J’appréhendais un peu ce voyage notamment à cause de nombreuses incertitudes : Comment vais-je vivre la séparation avec mes proches ? Vais-je tenir le coup ? Beaucoup de questions mais une réelle motivation, je voulais y arriver.
Une fois sur place, la première semaine j’ai eu un peu de mal à m’adapter au climat, à la nourriture, aux difficultés du chantier, à la distance qui me séparait de mes proches puis petit à petit j’ai gagné confiance en moi et finalement tout s’est bien passé. J’ai vécu une expérience unique et très enrichissante, j’ai rencontré des personnes généreuses, adorables, je ne les oublierai jamais.
Mon projet personnel est de devenir infirmière. Je suis en préparation au concours et j’espère intégrer un IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmier) en Septembre 2008.

Céline

Je me suis présentée à l’Action d’Orientation et de Formation Sri Lanka dans le but de vérifier concrètement mes capacités à travailler à l’étranger, dans un contexte inconnu, avec des personnes nouvelles. Je voulais identifier mon comportement et la place que je prends au sein d’un groupe. Je souhaitais confirmer sur du long terme (2 mois, moyen long terme), mon constance et mes aptitudes manuelles sur un chantier.
Tous ces objectifs ont été atteints et largement vérifiés. Tout d’abord concernant l’expatriation ; je n’ai pas eu de problème d’ordre moral ou physique à m’adapter à un nouvel environnement. Bien au contraire, les lieux que nous avons communément fréquentés (école, lieu de résidence, ville la plus proche) m’ont permis de créer des liens avec les personnes côtoyées.
L’environnement proche correspondait à ce que j’avais pu anticiper durant la préparation.
Concernant mon comportement au sein d’un groupe ; étape que j’appréhendais le plus en raison de mon tempérament directif et moyennement conciliant ; mon équipe a parfaitement su s’adapter et respecter le caractère et l’attitude de chacun, oh combien différent.
Bien sûr il y eu quelques frictions bénignes, « la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres ». Je pense avoir pris une position « conductrice » au sein de mon équipe. J’ai pu vérifier mes qualités d’autonomie, de sérieux et de constance ainsi que mes lacunes en animation de groupe.
Enfin, concernant le chantier, j’ai pu admettre que je ne suis pas une sur-femme et mes limites physiques ne m’autorisent pas à démolir des murs sur une journée complète. Ayant déjà travaillé sur d’autres chantiers, j’ai pu compléter mes connaissances et compétences en matière de méthodes. C'est-à-dire qu’au Sri Lanka, le système D est monnaie courante et j’ai su m’adapter à ce précepte. Même si les travaux n’avançaient pas comme cela aurait été possible en France, en louant une bétonnière par exemple, ce fut un plaisir de rechercher des trucs et astuces pour améliorer le quotidien (construction de goulotte, d’échelles, recherche de bidons pour faire des réserves en eaux etc…).
Les objectifs que je m’étais fixés sont complètement satisfaits. Toutes les confirmations que je voulais trouver sur mes aptitudes et capacités ont trouvé écho et développé ma confiance en moi et en l’autre. Dans l’absolu, je voudrais de nouveau m’impliquer dans ce type d’action ; tout en m’investissant beaucoup plus sur les tenants et les aboutissant d’une mission.

Je souhaite acquérir les qualifications nécessaires concernant la gestion, au sens large du terme, d’une mission. Dans ce but, je me prépare à intégrer la formation « logisticienne de l’humanitaire » proposée par l’institut Bioforce. Je souhaiterais travailler pour des actions de développement durable comme ce fut le cas pour cette mission. Je crois qu’il existe de nombreuses régions rurales possédant de riches atouts et ayant peu de moyens de développement ou d’autosuffisance. L’image du « blanc » occidental n’est pas très glorieuse comme j’ai pu le constater au Sri Lanka en fréquentant quelques plages touristiques et en observant les méthodes néo-colonialiste de certaines associations. Je souhaiterais contribuer au changement de cette image auprès des populations concernées, par la valorisation des cultures, savoirs et savoir-faire de certaines régions du monde.
Karine


Cette expérience fut énormément enrichissante.
Je partais avec le désir de vivre une première « vraie » expérience humanitaire afin de commencer mon avenir professionnel dans cette voie. Je n’avais pas vraiment de doute quant au fait de savoir si je souhaitais vraiment faire de l’humanitaire, j’en avais déjà la certitude avant. Et je pense que tous avions envie d’apprendre de partager et surtout aider.
Je pris d’autant plus conscience de ce que je savais déjà : nous ne pouvons pas sauver l’humanité, nous ne pouvons supporter toute la misère du monde. Nous ne pouvons qu’apporter notre contribution afin d’aider à l’éducation, aux soins etc. J’ai eu une éducation où l’entre aide, la solidarité et le partage et sacré. Il est normal et même primordial pour moi d’aider ceux qui en ont besoin. J’ai surtout pris conscience que la misère était un mal répandu sur tout le globe et que les gens les plus simples sont les plus généreux.
Mon engagement et maintenant totale et sur, la maturité gagné dans cette expérience m’a permis de choisir un parcours professionnel adapté à ce choix de vie. Il est désormais certain pour moi que je souhaite vivement intégrer Bioforce.
Partager une vie en communauté n’est pas évident, surtout quand on ne connaît pas du tout les personnes. Mais là en l’occurrence, nous avons vécu une très bonne cohabitation, très enrichissante justement parce que nous avons chacun un caractère différent.
Khadidja



Analyse de mon expérience de 8 semaines
Professionnel
J’ai pu apprendre plusieurs méthodes de travail qui m’étaient encore inconnues. Vraiment travailler sur tout : ça m’a beaucoup plu … Ce serait à refaire je n’hésiterais pas !!!!! (...) mais pourquoi pas avec un peu plus de temps !!!! En arrivant sur le chantier je ne savais pas ce qu’était de travailler la maçonnerie, la charpente. (...)

Relationnel
Cette mission m’a permis d’avoir la chance de connaître une autre culture et un autre pays avec des personnes différentes. En plus, je n’ai pas eu de difficulté à aller vers eux et n’ai pas eu non plus de difficulté pour leur parler car j’aime vraiment le contact avec les autres.
Au début car il fallait parler en anglais ça a été difficile, mais après quelques jours il était plus facile de communiquer.
J’avais également un bon contact avec les élèves de l’école qui illuminaient mes journées. Chaque jour, le matin ils m’apportaient des fleurs et les mettaient dans mes cheveux. Ça restera inoubliable pour moi .Les enfants n’avaient pas peur de venir vers moi ou vers le groupe en général. Ils nous ont aidés sur le chantier de temps en temps. Ce sont vraiment des enfants merveilleux …… Je les aimais beaucoup …..
(...)

Organisation
L’organisation du travail consistait à se repartir les tâches à effectuer. On ne faisait pas toujours les mêmes choses et on pouvait toucher à tout. Chacun avait un travail à fournir. J’ai trouvé qu’on s’organisait assez bien .Le soir à la maison chacun son tour, on avait la responsabilité de préparer les repas. Moi c’était le mardi et en général le week end on allait manger en ville, au taktak. (...).  Pour le ménage on essayait aussi de se repartir les tâches à faire. Nos chambres, nous les faisions nous-mêmes. Nous avions une bonne organisation.

 Fonctionnement de l’éthique (comportement, morale etc.…….)
Au Sri Lanka ils n’ont pas le même comportement qu’en France. Il faut faire attention à son comportement ou sa tenue vestimentaire et aussi se respecter. En France nous pouvons nous permettre de porter des petites tenues : débardeur jupes courtes, maquillages … Mais dans ce pays c’est mal vu car les gens n’ont pas l’habitude et peuvent nous regarder de drôles de façons : ils n’ont pas une très bonne image des filles européennes par rapport à ce qu’ils peuvent voir sur internet. C’était donc à nous de leur montrer le contraire … Je pense que sur ce point là nous n’avons pas fait d’écart .De même, la cigarette est très mal vue surtout pour les filles. Les façons de faire, de parler ; il fallait vraiment contrôler notre comportement et s’adapter au mode de vie local.
Pour moi ça m’a permis de me retrouver et d’être plus sereine. J’ai appris énormément sur moi, sur les gens, sur la façon de vivre et de se comporter en groupe aussi. Car vivre en groupe demande à faire des concessions, partager parler des choses qui vont ou de celles qui ne vont pas et parfois ce n’est pas toujours évident mais c’est une très bonne expérience…
(...)

J’y ai laissé plein de bons souvenirs que je ne regrette pas ; sans doute les plus merveilleux. Je ne pourrai jamais oublier les regards,de la directrice, des enfants de l’école, des parents des élèves qui ont pris soin de nous comme de leurs propres enfants. Toutes les personnes du village qu’on avait l’habitude de voir chaque jour, comme le papi qui vivait à côté de notre maison, mais aussi nos amis Dinesh et Rukshan qui vont beaucoup me manquer …. Il y a la maison, et Tomy qu’on avait adopté, les animaux, les paysages inoubliables, les temples qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire. Le chantier et nos amis maçons, charpentiers, et tous ceux qui ont partagé le travail avec nous …. Je pense finalement que j’ai laissé une partie de moi au Sri Lanka et une partie du Sri Lanka est dans mon cœur …. Je ressors plus motivée pour la suite

Lucy


Nous sommes partis deux mois au bout du monde pour tester notre choix d’orientation vers les métiers de l’humanitaire, certains quittant pour la première fois leur pays natal, mais tous allant dans le même but : aider et partager.

Ce voyage devait nous donner une approche concrète de ce que l’on nomme l’humanitaire, dont la vision classique rapporte des paysages exotiques et des êtres décharnés, et nous nous aperçûmes que nous étions bien loin d’être des sauveurs de l’Humanité, mais seulement un pansement sur une plaie.

Pour ma part, ce voyage fut une confirmation d’objectif, d’un choix de vie, une réalisation concrète de milliers de rêves, ou disons, un apéritif qui m’a ouvert l’appétit.
Je me suis senti vraiment bien, vraiment moi. J’ai compris que si l’on vient pour donner, parfois plus que ce que l’on a, on nous demande encore et encore, que l’espoir d’un merci n’est qu’orgueil et que celui-ci doit se satisfaire parfois à un regard, un silence. J’ai vu combien il faut donner avec humilité pour ne pas blesser le receveur, pour ne pas l’humilier.
J’ai vu des gens me bénir et demander à Dieu de bénir mon peuple.
J’ai vu des dizaines d’enfants se prosterner devant moi et cela ne m’a pas rendu heureux. Mais un enfant qui part en fredonnant maladroitement une chanson apprise ensemble, une fille qui rit d’un geste gauche et français de ma part, des adolescents m’invitant à prier avec eux, m’apprenant à m’habiller comme eux,un homme me prenant par la main pour visiter un temple perdu dans la jungle, d’autres m’aidant à l’ouvrage, et suant et riant ensemble : c’est cela qui m’a rendu heureux, parce que chaque sourire offert se reflétait sur mille visages, parce que chaque regard était un pont fugace entre deux cœurs, parce que depuis longtemps, je n’avais pas été moi aussi simplement. Je veux faire ce choix de vie, sans me faire d’illusions sur les souffrances à venir, ne serait-ce que celles de devoir quitter des êtres qui deviennent des amis, mais je ne pourrai être en paix à présent sachant que le monde a besoin de bras et de cœurs pour aller de l’avant et que tant d’êtres se prélassent dans leur individualisme.

Chacun sa liberté, la mienne, je l’ai trouvé ! Je remercie toutes les personnes qui m’ont permis d’accomplir ce voyage, et mes prières de Paix s’envolent vers tous ceux que nous avons quitté, les yeux embués de larmes, mais le cœur gonflé d’éternels souvenirs d’amitié. Merci.
Jean


Nous avons décidé de nous joindre à cette mission de coopération avec le Sri Lanka pour avoir une première approche du terrain dans le milieu de l’humanitaire et de la coopération. Et c’est dans cet état d’esprit que nous avons pu participer à celle-ci.

Sur place tout s’est déroulé pour le mieux du monde avec un groupe motivé et ayant les mêmes attentes au cours de cette mission. C’est certainement pour cela que les tensions au sein du groupe ont vite été dissipées par une cohésion de groupe plus forte que l’éloignement et la promiscuité. Les relations entre les stagiaires, les encadrants et la population étaient saines et respectueuses en tout point.

 Ceci vient peut-être du fait qu’avant notre départ nous avons effectué ce chantier de mise en situation d’une semaine qui a permis de créer une forte dynamique de groupe.

 C’est après notre retour que nous avons pu constater que nous souhaitions continuer dans cette voie, forts de cette expérience et du fait de son bon déroulement (groupe uni et chantier terminé).

 Pour poursuivre dans cette voie nous avons souhaité nous former, en intégrant la nouvelle Pré- qualification toujours à la P.I .H.C. avec dans l’optique d’obtenir une qualification auprès l institut de BioForce.

Brice and Rémy
Par tey-tey!! - Publié dans : formation PIHC
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Pour voir quelques photos du Sri Lanka : http://www.voyages-photos.fr/sri-lanka/sri-lanka-index.htm
Commentaire n°1 posté par chapie le 13/08/2010 à 16h36

Qui sommes nous ?

Association créée en 1994, la Plateforme d'Insertion par l'Humanitaire et la Coopération (PIHC) accueille, forme et oriente une centaine de personnes par an dans le cadre de ses différents services, à savoir :
  • l'Action d'Orientation et de Formation (AOF)
  • La préqualification aux métiers de l'humanitaire
  • L'atelier solidaire (Chantier d'Insertion)
  • la Mobilisation Vers l'Emploi (MVE)
Pour en savoir plus, consultez notre site www.plateformehumanitaire.asso.fr
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus